Juillet a des jours comme du miel doré, des matins au soleil lourd de l’autre côté des fenêtres.

Juillet est une maîtresse épanouie : rond dans ses formes et avec une chaleur d’été dans les veines. Le soleil joue dans des tons qui n’ont pas encore la nuance froide de septembre. Ce sont des jours où on doit se réveiller lentement, et avoir du temps.

Ce matin je pris un déjeuner modeste devant une fenêtre qui avait besoin d’être nettoyée. La pluie du printemps y avait dessiné des carapaces pâlottes. Sur la vitre cognait des rayons joyeux de lampes à souder. Une radio diffusait de la musique d’ambiance bretonne.

Sur un faîte de toit, les piafs tenaient un conseil de guerre : temps de se tirer au sud… ou août à Paris ? Il y a toujours des choix à faire, des décisions auxquelles prendre part.