08 octobre 2012

Cafard

Un rien t'a réveillé Je t'espérais à jamais oublié Perdu et anesthésié T'es là pour me foudroyer   Tu m'engloutis dans ton Brouillard Comme perdue dans une aérogare Je rampe dans ton monde blafard Me réfugier dans ton cauchemar   Je fonce dans mes murs Rouvre une à une mes blessures En prends plein la figure Et mon cœur à nouveau se fissure   Les cris de mon désarroi Entendus que par moi Parlent en silence parfois Et m'envahissent de froid   Devant mon écran je m'efforce De les faire sortir de... [Lire la suite]
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03 octobre 2012

Face à la mer

Je me suis installée à la terrasse d'un café face au port, j'ai sorti une feuille de papier et un stylo de mon sac et j'ai commencé à écrire « Chère Anne, ». Je me suis arrêtée net complètement privée de toute inspiration ou alors seule des banalités sortaient de mon esprit endormi par l'air de la mer. J'aurai pu lui mettre que j'étais là pour seulement quelques jours, que les chats comme moi dormaient comme des loirs en hibernation et mangeaient comme des ogres privés de nourritures depuis des mois, que le temps ici me... [Lire la suite]
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29 septembre 2012

Elle

Sa vie n'était qu'un enchevêtrements de déceptions plus imprévisibles les unes que les autres et elle les subissait sans rien dire, sans pleurer ni même râler comme si c'était normal et que son destin en avait décidé ainsi une fois pour toute. Elle n'avait même pas conscience qu'elle pouvait agir sur son présent pour façonner elle même son avenir. Elle avait déclenché une allergie à l'amour depuis que l'amour l'avait faite trop souffrir. Elle s'était même forgée une carapace anti-romantique aussi efficace qu'un abri anti-atomique.... [Lire la suite]
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28 septembre 2012

Aurélie 5,

Plus tard, allongée dans le lit, elle avait caressé la cicatrice grossière et le petit moignon pitoyable qui pointait de l’épaule gauche, comme si c’était la tête d’un enfant prématuré, et elle l’aimait justement pour cette raison plus que n’importe quoi d’autre. Elle se détourna de la fenêtre, retourna silencieusement vers le lit, se pencha et sortit l’une des cigarettes qu’il avait roulées, de l’étui portant l’inscription Tough box cigarette case, impressionnante quelle qu’en soit la signification. Elle la coinça entre ses lèvres... [Lire la suite]
Posté par Jean Auel à 17:26 - Commentaires [1] - Permalien [#]
11 septembre 2012

Barbe bleue d'Amélie Nothomb

Je suis une inconditionnelle d'Amélie Nothomb simplement parce que ses romans me surprennent toujours et me font sourire aussi. Pour le tout dernier paru fin aout,  je reste sur ma fin justement à cause de la fin qui arrive trop vite à mon goût. J'aurai adoré rester un peu plus en compagnie de Saturnine et de l'inquiétant Don Elemirio Nibal y Milca. Dès la première page on est entraîné dans ce remake moderne du Conte de Barbe bleue et il est difficile de lâcher le roman. J'avoue ensuite avoir relu le conte Barbe bleue de Charles... [Lire la suite]
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05 septembre 2012

Mes livres de l'été : La dernière conquête du Major Pettigrew

Helen SIMONSON, auteur de "La dernière conquête du Major Pettigrew" L'action se  passe en Angleterre, dans le Sussex, entre un retraité de l'Armée des Indes, le Major Pettigrew et son petit cercle d'amis, dans un petit village. Des personnages croustillants, des caractères bien trempés, des rebondissements, des coutumes bien anglaises, on ne s'ennuie pas une minute à Edgecombe Saint Mary !!! Une écriture d'une belle envolée, bien rythmée, on est vite entraînés dans ce village au coeur de l'Angleterre. Premier livre de Helen... [Lire la suite]
Posté par mouette1779 à 17:13 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

05 septembre 2012

Mes livres de l'été : Journal de l'année du désastre

KATHRINE KRESSMANN TAYLOR (1903-1996) Son livre "Journal de l'année du désastre" est inédit en France (publié en 1967 aux USA et GB) Le 3 novembre 1966, la ville de Florence est engloutie par son fleuve l'Arno. Pendant quatre mois, l'auteur qui séjourne dans une petite "pensione" dresse un vibrant hommage à ceux qui, ayant tout perdu, se mettent à reconstruire. Un style d'écriture précis, à la portée universelle, toujours positif, nous entraîne dans un espoir infaillible, la restauration des oeuvres d'art, et la résilience des... [Lire la suite]
Posté par mouette1779 à 17:04 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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31 août 2012

Aurélie 4,

Ce qui avait tout d’abord été un contact familier prudent, avait évolué en une amitié proche, pour finalement se changer en quelque chose d’autre, de spécial, qu’elle n’était pas en mesure de nommer avec précision. « Ce doit être le grand amour » disait une chanson populaire – mais le grand amour, qu’est-ce que ça pouvait bien être, sinon un château en Espagne, une illusion pour rêveurs et romantiques. C’était aussi convaincant que de croire à un Dieu qui aimait le monde au point de donner son fils pour lui, et de l’y... [Lire la suite]
Posté par Jean Auel à 16:17 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
29 août 2012

Aurélie 3,

Mais ce ne fut pas le cas. A peine six mois plus tard, elle s’était laissé transporter par un médecin qui, bien que marié, lui avait apporté l’expérience dont elle avait besoin, aussi bien pour garder un secret que concernant les façons d’éviter de tomber enceinte. Elle avait alors considéré l’ensemble avec un certain détachement, un peu comme si elle avait retiré ses lunettes et ne voyait par conséquent pas distinctement ce qui se passait. Aux alentours de Noël, quand elle avait remis ses lunettes, elle avait retrouvé une vision... [Lire la suite]
Posté par Jean Auel à 16:47 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
29 août 2012

Un jour d'été...

A l'ombre du plus vieil arbre de la ville Je me sentie immensément fragile Puis cheminant dans les rues Je perdis mes peurs de vue Dans les majestueuses impasses Je sus à l'avenir faire face Sous la chaleur du soleil Je colorai mon présent de vermeils Je respirai mon bonheur d'être ici Je savourai tout sans soucis Ce n'était nullement un hasard Je dégustai l'instant comme un nectar Je m'imprégnai de merveilles Créant des souvenirs sans pareils Mais le temps précieux s'enfuit Et vite l'heure de partir me nuit.
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