ile d'oléron 024

Je me suis installée à la terrasse d'un café face au port, j'ai sorti une feuille de papier et un stylo de mon sac et j'ai commencé à écrire « Chère Anne, ».

Je me suis arrêtée net complètement privée de toute inspiration ou alors seule des banalités sortaient de mon esprit endormi par l'air de la mer.

J'aurai pu lui mettre que j'étais là pour seulement quelques jours, que les chats comme moi dormaient comme des loirs en hibernation et mangeaient comme des ogres privés de nourritures depuis des mois, que le temps ici me semblait s'être arrêté. Oui j'aurai pu lui mettre ça à ma meilleure amie d'enfance qui se prénomme comme moi et qui elle sait si bien m'écrire des lettres de 10 feuilles digne d'une nouvelle d'un écrivain célèbre mais le courage n'était pas là et j'ai tout rangé, me disant que tant pis je lui enverrai un coucou dans sa boite à mails qu'elle n'ouvre visiblement jamais...ou laisserai un bonjour sur son répondeur qu'elle semble avoir oublié aussi.