Elle ferma les yeux et une minute plus tard, elle sentit à nouveau le museau de l'animal sur sa main. Il s'assit devant elle et lui donna une patte qu'elle prit en lui disant bonjour. L'homme se plia en deux en arrivant juste après. Il était essoufflé mais son air désagréable de la veille avait miraculeusement disparu. Dés qu'il eut repris sa respiration (normale), son visage s'embellit d'un regard malicieux et il lui demanda :

 

  • « Vous attirez toujours les chiens comme ça ? Ou c'est juste avec le mien ? »

  • « Non ! D'habitude c'est les chats que j'attire. Pour moi c'est une première... »

  • « Je suis désolé … il vous dérange peut être ? Et moi aussi ? »

  • « Non, pas du tout ! Au contraire. J'adore les chiens et le vôtre me fait penser à celui que j'ai eu...» dit elle en souriant

  • « Faut que vous explique pour hier... j'étais comment dire... très mal … avec ces attentats sur les tours du World Trade Center. Je n'arrêtais pas de penser à tous les gens que je connais et qui ont probablement disparu. Voilà pourquoi je n'ai pas été très poli avec vous... On marche un peu ensemble ? »

  • « D'accord ! On va par là ? »

Ils parlèrent de labradors et plus particulièrement de Tayari qui était un chien assez étonnant. Il aurait pu devenir chien guide d'aveugles, c'est certain.

Elle remarqua que son maître fixait sa poitrine et trouva ça plutôt désagréable étant donné le regard assombri qu'il eut tout d'un coup. Juste après, elle vit ses yeux plonger vers le sol comme à la recherche d' un trésor inexistant.

« Ok ! » Pensa t'elle. « Je n'ai pas la poitrine de Pamela Anderson dans Alerte à Malibu, mais quand même, faut pas abuser ! Quel gougeât ce type.  Qu'est ce qui m'a pris de lui dire oui.»